Geoffrey Parisot veut participer à l’ascension de Dunkerque

Le jeune français Geoffrey Parisot veut faire sa place à Dunkerque et rebondir après une blessure à l’épaule.

Il fera probablement parti des joueurs d’impact du futur effectif corsaire. Son mètre quatre vingt quatre et ses 92 kg lui en donnent en tout cas les arguments. C’est d’ailleurs dans ce registre qu’il se décrit lui même. « Je suis un joueur qui apporte un impact physique. Mon gabarit et mon lancer sont mes principaux atouts et je les utilise pour jouer mon jeu. Je ne suis pas le gars qui va mettre des petits ponts ». s’amuse-t-il.

« Pas le gars qui va mettre des petits ponts »

Comme son nouveau coéquipier Alexis Geffroy-Lemoine qu’il a côtoyé à Angers, Geoffrey Parisot a déjà trainé ses crosses aux quatre coins de l’hexagone. Pour lui, c’est la vie professionnelle de son père qui a longtemps dicté ses ports d’attache. « J’ai commencé le hockey à 4 ans à Morzine. J’ai voulu faire comme mon grand frère. Ensuite j’ai pas mal bougé à cause du boulot de mon père je suis d’abord retourné dans ma ville natale Dijon puis Tours une année. J’ai ensuite pris la direction d’ Angers où je suis resté 2 ans. » C’est donc là qu’il a évolué avec Geffroy-Lemoine. Geoffrey Parisot termine son hockey mineur à Dijon sous les ordres de Jonathan Paredes après un nouveau déménagement. Un tremplin qui l’amène en Ligue Magnus. « En 2015-2016 je suis intégré totalement à l’équipe Magnus. Tout commence bien, mais pour des raisons financières j’ai été contraint d’accepter une offre de Morzine courant octobre ». Un retour dans les Alpes qu’il prolonge la saison passée avec Briançon, un des poids lourds de la D1. C’est aussi le premier gros coup d’arrêt dans sa jeune carrière. « J’ai eu une grosse blessure à l’épaule avec une opération en octobre, donc pas facile avec une "saison morte" sur le plan personnel même si ce fut collectivement très enrichissant malgré l’élimination en playoffs ».

Evacuer la frustration

Une frustration que le natif de Dijon compte bien évacuer avec les corsaires. « Après une blessure, on se met forcément beaucoup d’objectifs pour "rattraper" en quelques sortes ce qu’on a manqué pendant notre convalescence », explique-t-il. Son ambition passe par celle du collectif. « On vous dira toujours que l’objectif c’est d’aller le plus loin possible ». Il n’en oublie pas sa volonté de progression personnelle qui a guidé son choix à l’intersaison. « J’ai été conseillé par pas mal de gars sur différents points, j’ai seulement 21 ans, il faut que je pense à ma formation, et on m’a dit beaucoup de bien d’Antoine Richer . Sur le plan personnel mon objectif c’est de pouvoir faire ma place en tant que jeune français et faire de belles performances à chaque match ». Parisot ne cache pas non plus avoir été séduit par les ambitions du club de la cité de Jean Bart. « On m’a parlé du projet et je pense que ça peut être une très belle expérience pour un jeune de participer à l’ascension d’un club comme Dunkerque ».

« Content d’avoir le public dunkerquois avec moi »

Ses premiers pas de néo corsaire se passent bien. « Les gars sont accueillants, le staff aussi. Je vis avec trois étrangers et tout se passe bien. On a visité un peu et on est assez content de la ville ! », confie-t-il. Celui qui se qualifie de « bon vivant » explique profiter de ce qu’on lui offre et accorde une place importante pour sa famille et ses amis. Il envisage aussi de reprendre ses études de STAPS.
Il a désormais un mois pour peaufiner sa préparation et faire sa place avant de découvrir Raffoux du bon côté de la barrière. Parce que Geoffrey Parisot connaît déjà les soirées surchauffées de la place Paul Asseman. « Je suis venu jouer ici la saison dernière et c’était la première fois. Le public est chaud bouillant, ça ne s’arrête jamais et je vous assure que ça use l’adversaire ! Donc je suis très content de me retrouver de l’autre côté et d’avoir le public dunkerquois avec moi ! »

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